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Selon quel critère les tutelles choisissent-elles les chirurgiens avec lesquels elles travaillent ? En aucun cas celui de la représentativité ! Un exemple édifiant...
A partir du 9 mai, à la clinique pyrénées-bigorre de TARBES (Hautes pyrénées) :
Une déduction rapide montre que le seul chirurgien restant actif sur cet établissement à partir du 9 mai sera Alain RICCI, chirurgien orthopédiste.
Son choix de ne pas participer à l'opération "deuxième manche", tout à fait respectable, est donc marginal dans son propre établissement.
Toutefois, se pose un problème : Désavoué il y a quelques semaines par l'UCCSF dont il était l'expert au pôle nomenclature, Alain RICCI n'est plus que le représentant du syndicat alliance, qui porte mal son nom car il n'est allié avec personne. Il reste pourtant l'interlocuteur privilégié des tutelles. Il a été récemment le promoteur de cette différenciation du tarif des remboursements des actes chirurgicaux, supérieur en secteur 1, recusée par l'ensemble de la profession, secteur 1 comme secteur 2, y compris par Jacques DOMERGUE, président du conseil national de la chirurgie mis en place par Philippe DOUSTE-BLAZY.
Ceci souligne une évidence : les interlocuteurs que se choisit la tutelle sont des marginaux sans représentativité. Elle essaie de faire croire, peut-être pour s'en persuader elle-même, que si certains chirurgiens refusent les mesures envisagées pour eux, (dont l'enterrement des accords chirurgicaux du mois d'août), la majorité les acceptent. Il n'en est rien.
On comprend mieux de ce fait l'attitude autiste de la tutelle : elle se rend à peine compte de l'exaspération de la profession, non relayée par une poignée de chirurgiens choisis non pour leur représentativité mais pour leur docilité, et ceux-ci ne peuvent faire passer aucun message aux chirurgiens qui n'ont en eux aucune confiance. La rupture de communication est totale, ce qui est paradoxal avec un ministre qui a fait de la communication son principal outil.
Où cela nous conduira t-il ? A terme il est difficile de le prévoir. Mais dans l'immédiat c'est simple : à Camber sands.
Xavier GOUYOU BEAUCHAMPS
