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Voir aussi : Chirurgiens de France, Jacques Domergue, les astreintes pour la CNAM.
23/03/2005 CHIRURGIENS LIBERAUX : L'AVIS DES SYNDICATS SIGNATAIRES
SIGNATAIRES, avec Alliance (notamment sa composante spécialiste, l'Union
collégiale des chirurgiens et spécialistes français-Uccsf)
et la Fédération des médecins de France, de l'accord du
24 août sur la chirurgie libérale, la Csmf et le Syndicat des médecins
libéraux (SML) estiment que les chirurgiens n'ont guère de raisons
de reprendre aujourd'hui le chemin de la contestation.
« Certes, reconnaît le Dr Jean-François Rey, président
de l'Umespe (Union des médecins spécialistes de France qui regroupe
les spécialistes de la csmf), il faut sans cesse lutter contre les lenteurs
de l'administration pour obtenir les textes nécessaires à l'application
de cet accord, mais nous y parvenons. » Pour lui, ce ne sont pas les hommes
politiques qui sont en cause dans ces retards, mais les fonctionnaires, qui
« traînent des pieds » pour mettre en musique le texte signé
en août dernier. Mais Jean-François Rey se félicite notamment
que les revalorisations des rémunérations des chirurgiens du secteur
I, précisées par l'accord d'août dernier, trouvent enfin
leur application pleine et entière dans quelques jours. Ainsi, explique-t-il,
« les deux revalorisations prévues par les textes, la première
en octobre dernier et la deuxième avant le 1er avril, auront été
obtenues, soit une hausse totale de 25 % ; ce qui n'est pas rien ».
Reste que 84 % des chirurgiens sont en secteur II et que ces augmentations ne
concerneront donc qu'une minorité de chirurgiens.
Pour le SML et son président, Dinorino Cabrera, l'un des objectifs de
l'accord était justement de rapprocher le secteur I du secteur II et
les médecins qui exercent en honoraires libres ont la possibilité
de pratiquer des dépassements d'honoraires. En d'autres termes, ils n'auraient
donc pas à se plaindre. « Ils ne peuvent exiger des assurances
complémentaires qu'elles prennent en charge ces dépassements,
comme je l'ai entendu », affirme le Dr Cabrera, qui se félicite
par ailleurs que l'un des points forts de cet accord, la permanence des soins
en cliniques privées, entre en application, puisque le directeur de l'Union
nationale des caisses d'assurance-maladie (Uncam) a envoyé « une
lettre réseau aux directeurs de caisses et aux caisses régionales
pour la mise en place de cette permanence des soins dans les meilleurs délais
» (voir page 4).
Le question du secteur II.
Autre revendication importante pour les chirurgiens : la réouverture
du secteur II. On sait («
le Quotidien » du 2 septembre 2004) qu'une certaine ambiguïté
règne sur ce point. Certains syndicalistes affirment que les ministres
leur auraient assuré que l'objectif était de rouvrir le secteur
II en juillet prochain. Ce qui n'a jamais été confirmé
par les intéressés. Mais en tout état de cause, le texte
prévoit l'instauration d'un secteur optionnel au 1er juillet. Pour l'instant,
les négociations sur ce point ne se sont pas engagées. «
Elles vont démarrer incessamment », affirme Dinorino Cabrera, pour
qui il ne fait aucun doute qu'il y aura un accord dans ce domaine avant le 30
juin. Ce que croit aussi Jean-François Rey. Un optimisme qui n'est pas
partagé par tout le monde. Mais il est vrai que le gouvernement, les
syndicats et l'assurance-maladie ont intérêt à aboutir.
Sinon, n'hésite pas à affirmer le Dr Jean-Gabriel Brun, président
de l'Uccsf, ce serait un « casus belli ».
Une analyse partagée par le président de la FMF, le Dr Jean-Claude
Régi, qui estime cependant que la promesse d'ouverture du secteur II
pour les chirurgiens actuellement en exercice, a été à
plusieurs reprises évoquée et qu'il ne faudrait pas aujourd'hui
l'oublier. « En tout cas, les chirurgiens, explique-t-il, ne sont pas
disposés à l'oublier. » Il est clair, en effet, que ce sujet
est l'un de ceux sur lesquels les chirurgiens ne paraissent pas disposés
à céder. A l'inverse, le gouvernement ne parait pas enclin à
leur donner satisfaction. La discussion risque d'être serrée. Et
les ministres d'espérer que les négociations qui devraient commencer
sur le secteur optionnel aboutissent à rendre celui-ci assez attractif
pour empêcher toute nouvelle polémique. Malgré les propos
rassurants des syndicalistes favorables au texte d'août 2004, la date
du 30 juin semble bien trop proche pour un accord qui puisse satisfaire tout
le monde.
> JACQUES DEGAIN
Le Quotidien du Médecin du : 24/03/2005
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COMMENTAIRES de ::
Obtenir cette possibilité de choix du S2 pour les chirurgiens déjà en activité avait été l’ultime point de blocage des négociations. Le dernier communiqué « Chirurgiens De France » intitulé : « chirurgiens de France réclame justice" publié juste avant les accords du 24 août 2004 lui était exclusivement consacré.
C'est l'acceptation par Philippe Douste-Blazy de la réouverture du secteur deux, et uniquement celà, qui a mis fin à la menace d'exil en Angleterre. Pourquoi les chirurgiens auraient-il poursuivi cette menace pour obtenir le droit pour les secteur 1 de prendre le secteur optionnel... droit qu'on leur avait déjà accordé ? Tous les négociateurs de chirurgiens de France, présents aux négociations des 23 et 24 août 2004, en ont porté témoignage lors de la conférence de presse du 22 mars 2005.
Le quotidien du médecin du de septembre. l'avait d'ailleurs parfaitement compris. Extrait :
"VA-T-ON VERS la réouverture du secteur II
? L'accord sur la chirurgie privée, signé entre les caisses et
les syndicats médicaux, laisse planer cette éventualité,
même s'il est vrai que la formule « secteur II » n'est jamais
employée dans ce compromis.
L'article 9 de ce texte explique cependant qu'au 30 juin 2005 au plus tard,
les anciens chefs de clinique, notamment (1), pourront choisir leur secteur
d'exercice - c'est-à-dire, bien que ce ne soit pas précisé,
le secteur II - s'ils le désirent.
Ils pourront aussi, peut-être, choisir le futur secteur optionnel qui
devrait être mis en place le 30 juin 2005. Les pouvoirs publics et les
caisses, et sans doute la plupart des syndicats médicaux, espèrent,
lors des négociations qui vont commencer dès ce mois de septembre
sur ce point, rendre ce secteur assez attractif pour que les médecins
ne choisissent pas le secteur II en juin prochain."
Cet article signé... Jacques Derain avait parfaitement analysé que les chirurgiens de secteur 1 auraient le choix du secteur 2, et aussi du secteur optionnel si celui-ci voyait le jour.
En ce qui concerne la revalorisation d'honoraires de 25 % :